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Jadis considérée comme la discipline la plus élevée des anciens guerriers
japonais, les Samouraï, l’utilisation de l’arc perdit de son caractère martial
lorsque l’arme à feu fut introduite au Japon au XVIe siècle.
Bien avant cette époque, les moines bouddhistes zen utilisaient l’arc
comme moyen de développement spirituel et comme voie de réalisation.
L'essence du kyudo est bien exprimée dans les deux passages ci-dessous et
à la prochaine page.
« Il est souvent dit du Kyudo que c’est un art à multiples facettes, qui peut
paraître paradoxal, tout comme la vie elle-même. Une définition simple
n’est donc pas chose facile. Interrogé sur ce qu’est l’art du Kyudo,
un Maître pourrait répondre par un simple “je ne sais pas”.
Une telle réponse ne serait ni évasive, ni faussement modeste.
C’est plutôt le reflet de sa compréhension de la complexité et de la
profondeur du Kyudo. Le Maître réalise que, même après une vie
de pratique, certains aspects de son art demeurent énigmatiques
voire inexplicables. Comment peut-on alors expliquer qu’il puisse
y consacrer sa vie?
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