La réponse relève de la simplicité:
le Maître ne pratique pas tant pour apprendre ou maîtriser son art que pour apprendre sur lui-même. »
| Hideharu Onuma, with Dan and Jackie DeProspero (1993).
Kyudo: The essence and practice of Japanese archery.
New York: Kodansha International, p. 2. |
« En travaillant la précision des mouvements, un processus naturel se met
graduellement en place. Le pratiquant a l'occasion de se voir tel qu’il est
réellement. La cible devient un miroir qui reflète le “cœur” du pratiquant. »
Une compréhension intellectuelle du Kyudo ne peut remplacer la compréhension intuitive, cette compréhension privilégiée des Maîtres qui vient de l’expérience et non des paroles.
On aura compris que la pratique du Kyudo n’est ni un sport ni une occasion de mesurer ses habiletés, mais bien une discipline de méditation.
Le Kyudo est un art qui s’apparente étroitement à d’autres arts dits zen comme la cérémonie du thé (Chado), la calligraphie (Shodo), les arrangements floraux (Ikebana), arts qui reflètent le cœur, l’esprit et l’énergie du pratiquant.
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